Chloé, Salima et Laëtita ou Clo, Salade et Léty pour les intimes ce sont les filles avec lesquelles j'ai grandi. Celles qui peu importe si l'on s'éloigne aussi bien géographiquement que comportementalement (ça existe comme mot hein, rassurez moi...) seront toujours là. Là, c'est où ? Pas forcément dans notre éternel fief de GLV -comprendre Grézieu-la-Varenne-, mais en moi à travers des souvenirs, des anecdotes, des attentions... C'est fou comme on a toutes évolué différemment mais au final l'essentiel demeure : l'AMITIE.
Alors là STOP ça commence à sentir le pathos, le discours bidon et larmoyant qui se voudrait émouvant. On n'est pas dans un vieux roman à l'eau de rose ici ! Attends, nous on n'est pas des anges qui passons nos journées à nous dire "Je t'adoreeee, t'es trop ma BFF quoi". Non, loin de tout ça. Nos réunions au sommet sont le théâtre d'une flopée de critiques et de moqueries envers nos anciens camarades, ce qu'ils sont devenus et ce qu'ils étaient. Ah, c'est fou qu'en moins de vingt ans d'existence on ait pu croiser autant de cas sociaux... On s'insulte, elles mangent comme des truies (non pas moi, non...), on rit comme des beaufs, on ne peut pas s'empêcher de casser tout ce qui passe à la télé : des hanches d'Amel Bent au sex-appeal de Jean-Luc Delarue, bref on fait notre vie.